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POUR AVOIR VOULU DÉFENDRE LE DROIT AUX SOINS ET À LA
PROTECTION D’UN DE SES PATIENTS ÉTRANGER RÉFUGIÉ, UN
MÉDECIN PSYCHIATRE EST DÉNONCE PAR LE CONSEIL DE
L’ORDRE.
Le Docteur Francis REMARK exerce à Périgueux. Certains de ses patients sont
des étrangers réfugiés ayant subi des violences dans leur pays qu’ils ont fui.
Il est aussi Directeur Médical du Centre Médico Psycho Pédagogique de
Périgueux. Un de ses patients réfugié s’est vu refuser, par la préfecture qui
en détient la responsabilité, la possibilité même d’accès à un dossier pour
que soit examiné son droit au statut d’étranger malade.
Après avoir sollicité vainement la préfecture, la DDASS, et le Conseil de
l’Ordre, le Dr. F. REMARK adresse à une cinquantaine de ses confrères, et ce,
sous le couvert du secret médical et avec l’accord de son patient bien sûr, un
compte rendu clinique précis de façon à organiser, par une pétition, une
pression sur les services de la préfecture.
Le Conseil départemental de l’Ordre des Médecins porte plainte contre le
Docteur F. REMARK pour violation du secret médical, et il doit comparaître
devant la Chambre Disciplinaire du Conseil Régional de L’Ordre des Médecins,
le :
SAMEDI
2 FÉVRIER à 9h(horaire à confirmer : il a été demandé le report à 10h de façon à laisser du temps aux
soutiens pour être présents)
15, Rue du Professeur DEMONS à BORDEAUX
(après le Pont de Pierre, prendre les quais à droite, puis aller à gauche vers le
grand théâtre, puis un peu à droite, prendre les Allées Tourny, puis au bout,
traverser le carrefour, prendre en face la rue Fondaudège, et c’est 100m plus
loin, une petite rue à droite, parkings à Tourny)
Le Conseil départemental de l’Ordre des Médecins croit bon de demander une
sanction par une interprétation réductrice du Code de Déontologie,
interprétation qui néglige la définition du secret médical qui est pourtant
validé dans ce code comme étant « institué dans l’intérêt du patient »,
interprétation qui néglige aussi les autres obligations déontologiques qui sont
d’assurer les soins, la dignité, et la non discrimination des patients quelles
que soient leurs situations.
POUR LA DÉFENSE DES DROITS AUX SOINS ET A
LA PROTECTION DES ÉTRANGERS RÉFUGIÉS,
NOUS VOUS DEMANDONS DE VENIR MANIFESTER
VOTRE SOUTIEN A CE MÉDECIN
LE SAMEDI 2FÉVRIER A BORDEAUX
La défense des droits aux soins et à la protection des étrangers réfugiés fait
partie de la défense des droits de tous les étrangers. Et elle fait aussi partie
de la défense des droits de tous les sujets qui nécessitent des soins dans la
solidarité, le respect et la prise en compte de toutes les situations.
DEPUIS QUELQUES MOIS, LES OBSTACLES SE MULTIPLIENT
CONTRE LES MÉDECINS QUI, DE PART LEUR FONCTION,
DOIVENT GARANTIR ET PROTÉGER LES SOINS AUX
ÉTRANGERS, ET CONTRE LES ÉTRANGERS DONT LES DROITS
AUX SOINS SONT MÉPRISÉS.
Toutes les associations qui se préoccupent des conditions faites aux étrangers
réfugiés (L’Association PRIMO LEVI, La CIMADE, Le COMEDE, Le Centre Parcours
d’exil, Médecins du Monde, le Réseau Education Sans Frontières -RESF-, La Ligue
des Droits de l’Homme -LDH-, etc.) alertent de plus en plus sur le manque de
reconnaissance, et maintenant sur le refus de reconnaissance des pathologies et
souffrances des étrangers réfugiés. Par exemple Primo Lévi écrit dans sa revue
Mémoires
France, victimes de la torture, ne trouvent pas de réponses appropriées aux
séquelles dont elles souffrent ».
Autre exemple : Le Dr Brigitte LACROIX, Présidente du Syndicat des médecins
inspecteurs de santé publique, voit la « volonté de freiner l’accès aux soins des
étrangers s’exercer soit, de manière larvée, dans les mesures de nonrenouvellement
des agréments médicaux et les pressions exercées sur les médecins
inspecteurs de santé publique, soit, de manière affichée, dans des dispositions
législatives comme la réforme de l’aide médicale d’Etat » (in
Médecin
En octobre 2007, le préfet du Puy de Domme retire l’agrément de « médecin
agréé » (entre autre à évaluer la nature des pathologies et les mesures de
reconnaissance pour les étrangers malades) aux trois médecins psychiatres les plus
compétents du département (l’un enseigne la psychiatrie humanitaire à Paris XIII,
l’autre est référent de la cellule d’urgence médico-psychologique, et le troisième a
été chargé par la DDASS, de part sa formation, de l’accueil des réfugiés kosovars en
1999). Ils sont tous les trois des consultants internationaux de Médecins Sans
Frontières, et le préfet a estimé que ces compétences ne leur permettaient pas
« d’avoir une parfaite neutralité ».
de déc. 2007 : « Plusieurs dizaines de milliers de personnes exilées enLe Quotidien dudu 19 nov. 2007).En Dordogne aussi, on assiste à une réduction des droits des étrangers
malades. Les services de la préfecture retardent l’attribution des dossiers ou
des décisions, ou ne délivrent que des récépissés pour trois mois. Quand aux
services de la DDASS, ils compliquent ou disqualifient les comptes-rendus des
médecins psychiatres traitants et des médecins agréés, en particulier par
l’instauration de contre expertises pratiquées par un médecin de leur choix,
médecin qui n’a pas d’expériences ni sur la situation des étrangers, ni sur les
pathologies des réfugiés. Plusieurs étrangers réfugiés se sont retrouvés non
reconnus dans des situations dramatiques, soit ils se retrouvent très
précarisés et leurs pathologies se sont aggravées, soit ils sont expulsés (l’un
d’eux a été, en deux mois, mis en centre de rétention à deux reprises, mais
relâché de part les constats des médecins de ces centres).
Le Comité d’Action pour les Soins et la Protection des Etrangers Réfugiés
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